RE-F-LECTED NEIGHBOURHOOD
Since the summer of 2015 I had been searching for the remains of textile factories in the territory of the former GDR. On a small country road I accidentally came across some military barracks, enormous, elongated and abandoned long ago almost hidden by trees and brushwood surrounding them. They belonged to some 10.000 soldiers and their families had been living here on a former air base
during the Soviet occupation basically in complete isolation from their surroundings. I jumped the barriers and ran all over the place, immense and silent, soothened by the color of the German autumn.
An eternal hallway of quadrangular section, hypnotizing, with countless rooms on its left and right, displayed in perfect symmetry. I was thinking of those thousands of Soviet families confined into this arquitecture made by a regime measure, not human tailor made, while shooting videos and pictures at the same time. A profound sensation of loss slowly slowly crept over me: the repetitive
alignment of space as the loss of individual identity. And the collocation of the rooms mirroring each other as the impossibleness to see yourself reflected in your counterpart. Or the negation of empathy.

Image: 1945-1992 (Brandenburg, 2015)
digital photography
 
 
Pilar Millan - TextumTEXTUM ou trame est un projet qui explore le thème de la communication à travers la parole. Il trouve dans le mythe la métaphore de l’envoi de la parole sur un métier à tisser comme base du langage, et donc de la possibilité de cette communication. Un parcours géographique incorpore la documentation sonore et visuelle nécessaire au projet à partir d’enregistrements. Selon les mots de Chantal Maillard, « Dans Textum, la parole s’établit entre le visuel et l’auditif. Et c’est que, comme l’entendait Bartrihari, il n’y a pas de différence entre le son et le matériel : les formes sont la manifestation visuelle du son inaudible dans ses multiples tonalités. D’où l’idée de la parole créatrice »*
*Projet pour bibliothèque, trois auteures: Eva Lootz, Chantal Maillard, et Pilar Millán. 2013

 
 

Ce projet part des premières recherches des frères Lumière pour finir par les associer à des situations qui impliquent une partie importante et en même temps fragile de notre société.

 
 
 
 
 
 

ESPACE VISUEL pour la pièce de théâtre La noche de Max Estrella, adaptation de Lumières de Bohème de Valle-Inclán. Il s’agit d’images abstraites en tant qu’interprétation du monde subconscient du protagoniste d’un texte universel. À la demande du CAT et du CDG, l’espace visuel de l’œuvre se forme à partir de projections de ces pièces créées en vidéo, photographie et peinture sur papier qui, selon Margarita Santos: « (…) créent la réalité mentale de Max Estrella, sa perception du monde environnement, dont le spectateur s’approprie pour la partager avec le protagoniste, grâce à ces images : sagace abstraction plastique du monde intérieur du poète aveugle, qui est la cause et l’effet d’une complexe réalité extérieure face à laquelle Max réagit »..

 
 

Pilar Millan - Acaso mi sombraACASO MI SOMBRA. -PEUT-ÊTRE MON OMBRE- Août 2009. Je venais de terminer un projet qui m’avait occupée tous ces longs moins depuis mon retour d’Afrique. La pièce finale de l’installation, bien emballée, attendait patiemment l’arrivée du camion à côté des caisses de pièces en papier. Bientôt elles verraient le jour. Dans le jardin, solitaire, s’élevait la structure de branches de la termitière, dénudée de la terre qui la couvrait, et qui faisait déjà partie de la pièce finale de l’installation. Octobre 2009. Les jours passent. Presque corporels, ils se densifient. Le soleil semble se refroidir. Les ombres se projettent comme découpées. Je me rappelle la phrase de Pline qui parlait du dessin et je parcours comme en rêve mon studio vide maintenant. Je sors dans le petit jardin qui l’entoure et soudainement, je le trouve.

 
 

Pilar Millan (Africa fem sing.)ÁFRICA (fem., sing.) -AFRIQUE (fém. sing.) Trois éléments primitifs qui articulent le discours de ce projet. Projet – dénonciation, où depuis la reconnaissance de la femme africaine on arrive à la revendication dans une pièce finale (l’installation). Ce discours se matérialise en des pièces partant de peinture sur papier, vidéo installation, série de photographie et de l’installation finale. Elle a fait partie de deux expositions individuelles en 2009 et 2010.